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La réglementation locale de publicité

de la ville de Compiègne

 

 

 

SOMMAIRE

 

CHAPITRE 1 Interventions sur les immeubles « à protéger »

 

CHAPITRE 2 Interventions sur les immeubles (hors type reconstruction) « à conserver »

 

CHAPITRE 3 Interventions sur les immeubles « de la Reconstruction à conserver »

 

CHAPITRE 4 Interventions sur les immeubles « d’accompagnement »

 

CHAPITRE 5 Intervention sur les immeubles « neutres ou à valoriser »

CHAPITRE 6 Constructions neuves

 


 

 

CHAPITRE 1 Interventions sur les immeubles « à protéger »

 

Aucun percement nouveau de façade pour une création commerciale n’est accepté !

 

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens, ne doit pas être exprimé extérieurement par des moyens qui
tendraient à effacer ou altérer des lignes verticales de mitoyenneté.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble a été conçu dès son origine avec une
occupation commerciale de l’entresol exprimée dans la composition même de la façade.

3) Continuité de la forme urbaine.

Les alignements, le plus souvent permanents, des façades traditionnelles, façonnent par leur
régularité l’ambiance des espaces urbains historiques.
Les retraits d’alignements (vitrines enfoncées) ou les avancées sur trottoirs (terrasses
couvertes) bousculent l’harmonie des façades linéaires des rues anciennes.
De plus ces dispositions, en obligeant le passant à un parcours sinueux, perturbent la
logique des accès aux commerces.
Sans être proscrits formellement ces types d’aménagements doivent répondre aux
conditions suivantes :

    Les retraits :
– pas de vitrines obliques,
– vitrines toujours parallèles à la façade et jouées de retour perpendiculaires à cette
façade,
– rechercher la mise en communication des retraits voisins déjà éventuellement existants
(effet de galerie continue).

    Les avancées :
– à concevoir dans l’esprit d’ouvrages à caractère précaire, en matériaux de menuiserie
ou de métallerie, sans mise en œuvre de maçonnerie,
– à concevoir dans un style en harmonie avec l’immeuble sur lequel elles s’appuient,
– privilégier les éléments mobiles : parasols, stores (toiles unies sans rayures
contrastées), présentoirs, bacs à fleurs…,
– choisir des teintes et des brillances compatibles avec celles des principaux matériaux
de la façade de l’immeuble d’appui et des bâtiments avoisinants,
– tenir compte de l’échelle du projet dans la rue pour que l’avancée n’apparaisse pas d’un
volume aberrant.

4) La composition architecturale

L’aspect du nouveau commerce doit sauvegarder l’unité architecturale de la façade de
l’immeuble qui l’abrite et lui garder l’intégralité de sa composition, de la toiture jusqu’au
trottoir.
Dans le cas où la façade présente en étage un caractère évident de symétrie, les devantures
doivent impérativement suggérer cette symétrie à rez-de-chaussée. Toutefois, l’unité
architecturale ne signifie pas uniformité.
Le rez-de-chaussée respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements.
Toute solution qui aboutirait à créer un effet d’éventrement de la façade ou, au contraire qui
masquerait des éléments architecturaux (arcades, consoles, pilastres, etc….) est proscrite.

5) Structures des devantures

Deux types de rez-de-chaussée commerciaux peuvent être envisagés ; les éléments
porteurs apparents ou les coffrages menuisés d’habillage.
Structure apparente :
Les éléments construits à rez-de-chaussée appartenant à la structure maçonnée porteuse
de la façade peuvent être rendus apparents dans les conditions suivantes :
– rester largement visibles,
– avoir des dimensions compatibles avec l’usage courant des matériaux employés et avec
l’importance de la masse construite qu’ils sont censés supporter en étage,
– être positionnés de façon à correspondre absolument à la ligne logique et naturelle des
descentes de charges exprimées par la composition de la façade,
– que la vitrine soit fixée en retrait du plan de la façade pour laisser visible des tableaux
d’encadrement de baie d’une profondeur équivalente à celle des fenêtres des étages.
Coffrage d’habillage :
A l’image des devantures composées de la période classique (17ème siècle et 18ème siècle) et
néo-classique (19ème siècle et début 20ème siècle) il peut être mis en œuvre des devantures
commerciales couvrant la totalité du linéaire commercial de l’immeuble. Cela impose :
– une expression de composition hiérarchisée (socle, soubassement, trumeaux
panneautés, architrave etc…), ( voir annexes graphiques )
– l’emploi exclusif de matériaux menuisés, bois, métal, verre, céramique décorative, et le
recouvrement de tout ouvrage maçonné,
– dans ces conditions la vitrine peut être apposée en avancée sur le plan de la façade de
l’immeuble (avec une saillie de 0.10m maximum, sur un socle de 0.20m maximum,
selon le Règlement National de Voirie applicable à Compiègne).

6) Les ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées ;
– les stores capotes fixes (métal, toile, PVC) sont proscrits.

Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.
Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf. annexes graphiques)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelles » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.

Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
Aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des baies
ne sera admise.

 

 

CHAPITRE 2 Interventions sur les immeubles (hors type reconstruction) « à conserver »

 

Façades commerciales

Aucun percement nouveau de façade pour une création commerciale ne sera accepté, si les
dispositions des baies en façade du rez de chaussée sont originelles à l’immeuble.
Lorsqu’une face commerciale existe, des percements restreints, des élargissements mesurés
peuvent être acceptés sous réserve d’une étude approfondie et détaillée

 

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens, ne doit pas être exprimé extérieurement par des moyens qui
tendraient à effacer ou altérer des lignes verticales de mitoyenneté.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble a été conçu dès son origine avec une
occupation commerciale de l’entresol, exprimée dans la composition même de la façade.

3) Continuité de la forme urbaine

Les alignements, le plus souvent permanents, des façades traditionnelles, façonnent par leur
régularité l’ambiance des espaces urbains historiques.
Les retraits d’alignements (vitrines enfoncées) ou les avancées sur trottoirs (terrasses
couvertes) bousculent l’harmonie de façades linéaires des rues anciennes.
De plus ces dispositions, en obligeant le passant à un parcours sinueux, perturbent la
logique des accès aux commerces.
Sans être proscrits formellement ces types d’aménagements doivent répondre aux
conditions suivantes :

Les retraits :
– pas de vitrines obliques,
– vitrines toujours parallèles à la façade et jouées de retour perpendiculaires à cette
façade,
– rechercher la mise en communication des retraits voisins déjà éventuellement existants
(effet de galerie continue).

Les avancées :
– à concevoir dans l’esprit d’ouvrages à caractère précaire en matériaux de menuiserie ou
de métallerie, sans mise en œuvre de maçonnerie,
– à concevoir dans un style en harmonie avec l’immeuble sur lequel elles s’appuient,
– privilégier les éléments mobiles : parasols, stores (toiles unies sans rayures),
présentoirs, bacs à fleurs…,
– choisir des teintes et des brillances compatibles avec celles des principaux matériaux
de la façade de l’immeuble d’appui et des bâtiments avoisinants,
– tenir compte de l’échelle du projet dans la rue pour que l’avancée n’apparaisse pas d’un
volume aberrant.

4) La composition architecturale

L’aspect du nouveau commerce doit sauvegarder l’unité architecturale de la façade de
l’immeuble qui l’abrite et lui garder l’intégralité de sa composition, de la toiture jusqu’au
trottoir.
Dans le cas où la façade présente en étage un caractère évident de symétrie, les devantures
doivent impérativement suggérer cette symétrie à rez-de-chaussée. Toutefois, l’unité
architecturale ne signifie pas uniformité.
Le rez-de-chaussée respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements.
L’axe des baies créées s’alignera sur l’axe des percements de l’étage supérieur.
Toute solution qui aboutirait à créer un effet d’éventrement de la façade ou, au contraire qui
masquerait des éléments architecturaux (arcades, consoles, pilastres, etc….) est proscrite.

5) Structures des devantures

Deux types de rez-de-chaussée commerciaux peuvent être envisagés ; les éléments
porteurs apparents ou les coffrages menuisés d’habillage.
Structure apparente :
Les éléments construits à rez-de-chaussée appartenant à la structure maçonnée porteuse
de la façade peuvent être rendus apparents dans les conditions suivantes :
– rester largement visibles,
– avoir des dimensions compatibles avec l’usage courant des matériaux employés et avec
l’importance de la masse construite qu’ils sont censés supporter en étage,
– être positionnés de façon à correspondre absolument à la ligne logique et naturelle des
descentes de charges exprimées par la composition de la façade,
– que la vitrine soit fixée en retrait du plan de la façade pour laisser visible des tableaux
d’encadrement de baie d’une profondeur équivalente à celle des fenêtres des étages.
Coffrage d’habillage :
A l’image des devantures composées de la période classique (17ème siècle et 18ème siècle) et
néo-classique (19ème siècle et début 20ème siècle) il peut être mis en œuvre des devantures
commerciales couvrant la totalité du linéaire commercial de l’immeuble. Cela impose :
– une expression de composition hiérarchisée (socle, soubassement, trumeaux
panneautés, architrave etc…),
– l’emploi exclusif de matériaux menuisés, bois, métal, verre, céramique décorative, et le
recouvrement de tout ouvrage maçonné,
– dans ces conditions la vitrine peut être apposée en avancée sur le plan de la façade de
l’immeuble (avec une saillie de 0.10m maximum, sur un socle de 0.20m maximum,
selon le Règlement National de Voirie applicable à Compiègne).

6) Les ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées,
– les stores capotes fixes (métal toile, PVC) sont proscrits.
Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.

Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf. annexes graphiques)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelle » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.
Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
Aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des baies
ne sera admise.

 

 

CHAPITRE 3 Interventions sur les immeubles « de la Reconstruction à conserver »

 

Façades commerciales
L’aménagement des façades commerciales (dont les éléments signifiants sont les vitrines, les
enseignes parallèles et perpendiculaires, les stores bannes, les éclairages…) devra être réalisé
dans le respect des éléments architectoniques constituants. Ceux-ci ne seront ni démolis, ni
dissimulés.

On peut distinguer trois cas de figure :
– façade entièrement en pierre de taille (du rez-de-chaussée à l’égout de toiture) : la
modénature originelle (corniches, bandeaux, encadrements des vitrines) est à conserver ou
à restaurer. La pierre de taille, dans la hauteur des rez-de-chaussée, sera ravalée ou
remplacée par un parement de pierre de même nature.
er- façade des étages d’habitation en pierre de taille (du 1 étage à l’égout de toiture) et à
rez-de-chaussée en béton brut ou en maçonnerie enduite. La présentation du commerce
proposera soit :
– une mise en peinture du soubassement béton préférentiellement à la chaux (ou peinture
minérale) uniquement dans des tons « pierre »
– la pierre de placage si elle est de teinte et de texture équivalente à celle de la façade des
étages.
– façade enduite (du rez-de-chaussée à l’égout du toit) : si le ravalement de l’immeuble ne
peut pas être programmé en même temps que la rénovation des façades commerciales,
prévoir (si elle n’existe pas déjà) une corniche séparant nettement les étages du rez-de-
chaussée commercial et veiller à ce que les extrémités des vitrines laissent des trumeaux
pleins (ravalés ou plaqués) pour assurer visuellement une assise à l’immeuble.

Si des teintes de couleur sont souhaitées, celles-ci devront être supportées par un
aménagement menuisé, posé en applique sur la maçonnerie du rez de chaussée commercial.

Dans tous les cas, lorsqu’un encadrement épais de béton existe, comme modénature originelle
de la baie, cet élément devra être conservé, rester visible et toujours d’effet saillant.

On veillera également à ce que les axes des vitrines correspondent avec ceux des baies, ou
ensembles de baies des étages.

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens, ne doit pas être exprimé extérieurement par des moyens qui
tendraient à effacer ou altérer des lignes verticales de mitoyenneté.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble a été conçu dès son origine avec une
occupation commerciale de l’entresol, exprimée dans la composition même de la façade.

3) Ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées,
– les stores capotes fixes (métal toile, PVC) sont proscrits.

Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.

Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf annexe graphique)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelles » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.

Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
– aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des
baies ne sera admise.

 

 

CHAPITRE 4 Interventions sur les immeubles « d’accompagnement »

 

Pour une création commerciale ou d’activité, des percements restreints, des élargissements
mesurés sont acceptés en façade

 

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens, ne doit pas être exprimé extérieurement par des moyens qui
tendraient à effacer ou altérer des lignes verticales de mitoyenneté.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble a été conçu dès son origine avec une
occupation commerciale de l’entresol exprimée dans la composition même de la façade.

3) Continuité de la forme urbaine.

Les alignements, le plus souvent permanents, des façades traditionnelles, façonnent par leur
régularité l’ambiance des espaces urbains historiques.
Les retraits d’alignements (vitrines enfoncées) ou les avancées sur trottoirs (terrasses
couvertes) bousculent l’harmonie des façades linéaires des rues anciennes.
De plus ces dispositions, en obligeant le passant à un parcours sinueux, perturbent la
logique des accès aux commerces.
Sans être proscrits formellement ces types d’aménagements doivent répondre aux
conditions suivantes :

Les retraits :
– pas de vitrines obliques,
– vitrines toujours parallèles à la façade et jouées de retour perpendiculaires à cette
façade,
– rechercher la mise en communication des retraits voisins déjà éventuellement existants
(effet de galerie continue).

Les avancées :
– à concevoir dans l’esprit d’ouvrages à caractère précaire, en matériaux de menuiserie
ou de métallerie, sans mise en œuvre de maçonnerie,
– à concevoir dans un style en harmonie avec l’immeuble sur lequel elles s’appuient,
– privilégier les éléments mobiles : parasols, stores (toiles unies sans rayures
contrastées), présentoirs, bacs à fleurs…,
– choisir des teintes et des brillances compatibles avec celles des principaux matériaux
de la façade de l’immeuble d’appui et des bâtiments avoisinants,
– tenir compte de l’échelle du projet dans la rue pour que l’avancée n’apparaisse pas d’un
volume aberrant.

4) La composition architecturale

L’aspect du nouveau commerce doit sauvegarder l’unité architecturale de la façade de
l’immeuble qui l’abrite et lui garder l’intégralité de sa composition, de la toiture jusqu’au
trottoir.
Dans le cas où la façade présente en étage un caractère évident de symétrie, les devantures
doivent impérativement suggérer cette symétrie à rez-de-chaussée. Toutefois, l’unité
architecturale ne signifie pas uniformité.
Le rez-de-chaussée respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements.
Toute solution qui aboutirait à créer un effet d’éventrement de la façade ou, au contraire qui
masquerait des éléments architecturaux (arcades, consoles, pilastres, etc….) est proscrite.

5) Structures des devantures

Deux types de rez-de-chaussée commerciaux peuvent être envisagés ; les éléments
porteurs apparents ou les coffrages menuisés d’habillage.

Structure apparente :
Les éléments construits à rez-de-chaussée appartenant à la structure maçonnée porteuse
de la façade peuvent être rendus apparents dans les conditions suivantes :
– rester largement visibles,
– avoir des dimensions compatibles avec l’usage courant des matériaux employés et avec
l’importance de la masse construite qu’ils sont censés supporter en étage,
– être positionnés de façon à correspondre absolument à la ligne logique et naturelle des
descentes de charges exprimées par la composition de la façade,
– que la vitrine soit fixée en retrait du plan de la façade pour laisser visible des tableaux
d’encadrement de baie d’une profondeur équivalente à celle des fenêtres des étages.

Coffrage d’habillage :
A l’image des devantures composées de la période classique (17ème siècle et 18ème siècle) et
néo-classique (19ème siècle et début 20ème siècle) il peut être mis en œuvre des devantures
commerciales couvrant la totalité du linéaire commercial de l’immeuble. Cela impose :
– une expression de composition hiérarchisée (socle, soubassement, trumeaux
panneautés, architrave etc…), ( voir annexes graphiques )
– l’emploi exclusif de matériaux menuisés, bois, métal, verre, céramique décorative, et le
recouvrement de tout ouvrage maçonné,
– dans ces conditions la vitrine peut être apposée en avancée sur le plan de la façade de
l’immeuble (avec une saillie de 0.10m maximum, sur un socle de 0.20m maximum,
selon le Règlement National de Voirie applicable à Compiègne).

6) Les ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées ;
– les stores capotes fixes (métal, toile, PVC) sont proscrits.

Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.
Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf. annexes graphiques)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelles » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.

Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
Aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des baies
ne sera admise

 

 

CHAPITRE 5 Intervention sur les immeubles « neutres ou à valoriser »

 

Façades commerciales
Lors de l’aménagement, de la rénovation ou de la création d’un commerce, le rez-de-chaussée
respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements en étage

 

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens, ne doit pas être exprimé extérieurement par des moyens qui
tendraient à effacer ou altérer des lignes verticales de mitoyenneté.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble a été conçu dès son origine avec une
occupation commerciale de l’entresol exprimée dans la composition même de la façade.

3) Continuité de la forme urbaine.

Les alignements, le plus souvent permanents, des façades traditionnelles, façonnent par leur
régularité l’ambiance des espaces urbains historiques.
Les retraits d’alignements (vitrines enfoncées) ou les avancées sur trottoirs (terrasses
couvertes) bousculent l’harmonie des façades linéaires des rues anciennes.
De plus ces dispositions, en obligeant le passant à un parcours sinueux, perturbent la
logique des accès aux commerces.
Sans être proscrits formellement ces types d’aménagements doivent répondre aux
conditions suivantes :

Les retraits :
– pas de vitrines obliques,
– vitrines toujours parallèles à la façade et jouées de retour perpendiculaires à cette
façade,
– rechercher la mise en communication des retraits voisins déjà éventuellement existants
(effet de galerie continue).

Les avancées :
– à concevoir dans l’esprit d’ouvrages à caractère précaire, en matériaux de menuiserie
ou de métallerie, sans mise en œuvre de maçonnerie,
– à concevoir dans un style en harmonie avec l’immeuble sur lequel elles s’appuient,
– privilégier les éléments mobiles : parasols, stores (toiles unies sans rayures
contrastées), présentoirs, bacs à fleurs…,
– choisir des teintes et des brillances compatibles avec celles des principaux matériaux
de la façade de l’immeuble d’appui et des bâtiments avoisinants,
– tenir compte de l’échelle du projet dans la rue pour que l’avancée n’apparaisse pas d’un
volume aberrant.

4) La composition architecturale

L’aspect du nouveau commerce doit sauvegarder l’unité architecturale de la façade de
l’immeuble qui l’abrite et lui garder l’intégralité de sa composition, de la toiture jusqu’au
trottoir.
Dans le cas où la façade présente en étage un caractère évident de symétrie, les devantures
doivent impérativement suggérer cette symétrie à rez-de-chaussée. Toutefois, l’unité
architecturale ne signifie pas uniformité.
Le rez-de-chaussée respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements.
Toute solution qui aboutirait à créer un effet d’éventrement de la façade ou, au contraire qui
masquerait des éléments architecturaux (arcades, consoles, pilastres, etc….) est proscrite.

5) Structures des devantures

Deux types de rez-de-chaussée commerciaux peuvent être envisagés ; les éléments
porteurs apparents ou les coffrages menuisés d’habillage.

Structure apparente :
Les éléments construits à rez-de-chaussée appartenant à la structure maçonnée porteuse
de la façade peuvent être rendus apparents dans les conditions suivantes :
– rester largement visibles,
– avoir des dimensions compatibles avec l’usage courant des matériaux employés et avec
l’importance de la masse construite qu’ils sont censés supporter en étage,
– être positionnés de façon à correspondre absolument à la ligne logique et naturelle des
descentes de charges exprimées par la composition de la façade,
– que la vitrine soit fixée en retrait du plan de la façade pour laisser visible des tableaux
d’encadrement de baie d’une profondeur équivalente à celle des fenêtres des étages.

Coffrage d’habillage :
A l’image des devantures composées de la période classique (17ème siècle et 18ème siècle) et
néo-classique (19ème siècle et début 20ème siècle) il peut être mis en œuvre des devantures
commerciales couvrant la totalité du linéaire commercial de l’immeuble. Cela impose :
– une expression de composition hiérarchisée (socle, soubassement, trumeaux
panneautés, architrave etc…), ( voir annexes graphiques )
– l’emploi exclusif de matériaux menuisés, bois, métal, verre, céramique décorative, et le
recouvrement de tout ouvrage maçonné,
– dans ces conditions la vitrine peut être apposée en avancée sur le plan de la façade de
l’immeuble (avec une saillie de 0.10m maximum, sur un socle de 0.20m maximum,
selon le Règlement National de Voirie applicable à Compiègne).

6) Les ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées ;
– les stores capotes fixes (métal, toile, PVC) sont proscrits.
Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.

Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf. annexes graphiques)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelles » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.

Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
Aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des baies
ne sera admise.

 

 

CHAPITRE 6 Constructions neuves

 

Façades commerciales

Les devantures commerciales s’intégreront avec harmonie dans la composition de la façade.
L’organisation de l’activité commerciale au pied des immeubles à construire doit respecter les
règles générales applicables aux immeubles existants de manière à assurer la continuité de
l’ambiance urbaine.

1) Lignes verticales/rythmes du parcellaire

Le regroupement en une seule entité commerciale de plusieurs locaux contigus, en pied de
plusieurs immeubles mitoyens ou de plusieurs séquences d’un même immeuble, ne doit pas
être exprimé extérieurement par des moyens qui tendraient à effacer ou altérer des lignes
verticales du rappel du parcellaire.
Cela implique que la conception du commerce doit se concilier avec l’unité verticale de la
façade de chacun des immeubles qui l’abritent.

2) Lignes horizontales des hauteurs d’étage

Si l’activité commerciale occupe plusieurs niveaux, il conviendra que la devanture
commerciale ne soit créée uniquement qu’à rez-de-chaussée.
L’étendue du commerce en question sera éventuellement rappelée en étage, par des
dispositifs simples et non ostentatoires, (par une signalisation apposée sur les baies, par
exemple…).
Une exception est à faire lorsque l’immeuble est conçu dès son origine avec une occupation
commerciale de l’entresol exprimée dans la composition même de la façade.

3) Continuité de la forme urbaine.

Les alignements, le plus souvent permanents, des façades traditionnelles, façonnent par leur
régularité l’ambiance des espaces urbains historiques.
Les retraits d’alignements (vitrines enfoncées) ou les avancées sur trottoirs (terrasses
couvertes) bousculent l’harmonie des façades linéaires des rues anciennes.
De plus ces dispositions, en obligeant le passant à un parcours sinueux, perturbent la
logique des accès aux commerces.
Sans être proscrits formellement ces types d’aménagements doivent répondre aux
conditions suivantes :

Les retraits :
– pas de vitrines obliques,
– vitrines toujours parallèles à la façade et jouées de retour perpendiculaires à cette
façade,
– rechercher la mise en communication des retraits voisins déjà éventuellement existants
(effet de galerie continue).
Les avancées :
– à concevoir dans l’esprit d’ouvrages à caractère précaire, en matériaux de menuiserie
ou de métallerie, sans mise en œuvre de maçonnerie,
– à concevoir dans un style en harmonie avec l’immeuble sur lequel elles s’appuient,
– privilégier les éléments mobiles : parasols, stores (toiles unies sans rayures
contrastées), présentoirs, bacs à fleurs…,
– choisir des teintes et des brillances compatibles avec celles des principaux matériaux
de la façade de l’immeuble d’appui et des bâtiments avoisinants,
– tenir compte de l’échelle du projet dans la rue pour que l’avancée n’apparaisse pas d’un
volume aberrant.

4) La composition architecturale

L’aspect de la devanture commerciale doit sauvegarder l’unité architecturale de la façade de
l’immeuble qui l’abrite et lui garder l’intégralité de sa composition, de la toiture jusqu’au
trottoir.
Le rez-de-chaussée respectera la structure de la façade et le rythme de ses percements.

5) Structures des devantures

Deux types de rez-de-chaussée commerciaux peuvent être envisagés ; les éléments
porteurs apparents ou les coffrages menuisés d’habillage.

Structure apparente :
Les éléments construits à rez-de-chaussée appartenant à la structure maçonnée porteuse
de la façade peuvent être rendus apparents dans les conditions suivantes :
– rester largement visibles,
– avoir des dimensions compatibles avec l’usage courant des matériaux employés et avec
l’importance de la masse construite qu’ils sont censés supporter en étage,
– être positionnés de façon à correspondre absolument à la ligne logique et naturelle des
descentes de charges exprimées par la composition de la façade,
– que la vitrine soit fixée en retrait du plan de la façade pour laisser visible des tableaux
d’encadrement de baie d’une profondeur équivalente à celle des fenêtres des étages.

Coffrage d’habillage :
A l’image des devantures composées de la période classique (17ème siècle et 18ème siècle) et
néo-classique (19ème siècle et début 20ème siècle) il peut être mis en œuvre des devantures
commerciales couvrant la totalité du linéaire commercial de l’immeuble. Cela impose :
– une expression de composition hiérarchisée (socle, soubassement, trumeaux
panneautés, architrave etc…), ( voir annexes graphiques )
– l’emploi exclusif de matériaux menuisés, bois, métal, verre, céramique décorative, et le
recouvrement de tout ouvrage maçonné,
– dans ces conditions la vitrine peut être apposée en avancée sur le plan de la façade de
l’immeuble (avec une saillie de 0.10m maximum, sur un socle de 0.20m maximum,
selon le Règlement National de Voirie applicable à Compiègne).

6) Les ouvrages annexes

Les stores :
– les stores bannes sont autorisés à la condition d’être mobiles et d’aspect droit ou courbe
correspondant parfaitement à la forme du linteau ou de l’ arc de la baie qu’ils protègent,
– les stores peuvent être à lambrequins et supports d’enseignes commerciales mais de
teinte unie sans effet de rayures contrastées ;
– les stores capotes fixes (métal, toile, PVC) sont proscrits.

Les éléments de fermetures :
– privilégier les grilles de protection placées derrière la vitrine,
– en cas d’impossibilité matérielle celles-ci pourront être installées dans un coffrage
disposé à l’intérieur du cadre du percement,
– les coffrages volumineux appliqués sur la maçonnerie ne sont pas acceptables.

Les enseignes :
Ces dispositifs d’informations commerciales doivent être apposés en conformité avec le
règlement municipal d’enseignes, préenseignes et publicité.
Les éléments de signalisation doivent respecter les modalités d’aspect et de pose suivantes :
– absence de positionnement sur les balcons et ouvrages saillants de la façade ou sur les
serrureries décoratives des gardes corps des fenêtres en étages,
– usage préférentiel de la lettre séparée :
– scellée en linteau au dessus des percements
– apposée sur la glace même de la vitrine, soit peinte, soit en matériau adhésif,
– les caractères d’imprimerie droits ou obliques (italique) de type Elzévir ( AGaramond –
America – Berkeley – BauerBodoni – Bodoni – Garamond – GaramondBE – Palatino –
Novarese) ou de type Baton (FranklinGothic – Futura – Helvetica – HelveticaNeue) sont
à conseiller pour leur caractère esthétique et leur lisibilité, (cf. annexes graphiques)
– les textes peuvent être peints, ou réalisés en lettre découpées ou forgées,
– l’éclairage peut être obtenu soit par des lettres auto-éclairantes, soit par des spots
dirigés sur l’enseigne, éviter les spots « pelles » en série (trop répétitifs)
– l’écriture luminescente est à employer de façon mesurée. On évitera de multiplier les
dispositifs d’éclairage intermittents ou cinétiques,
– la mise œuvre de simples caissons lumineux parallélépipédiques équipés de tubes
droits en applique ou en potence n’est pas acceptée,
– l’enseigne en potence dite « drapeau » ne devra pas dépasser le niveau d’allège du
premier étage.

Activité en étage :
La signalisation des activités en étage peut se concevoir de la façon suivante :
– à l’intérieur des baies sous forme de sigles ou de symboles adhésifs collés à même la
vitre,
– sur le lambrequin de stores qui se replient en tableau de la baie,
Aucune publicité ou enseigne apposée sur les garde-corps des balcons ou allèges des baies
ne sera admise.